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Mercredi 5 avril, la justice allemande a désavoué le juge de la Cour suprême espagnole, Pablo Llarena. En effet, l’Audience Territoriale du land de Schleswig-Holstein, où le Président catalan destitué, Carles Puigdemont, a été intercepté le 25 mars, a écarté la thèse madrilène imputant des violences à l’intéressé. Ce chef d’accusation était associé à la mise en place du référendum du 1er octobre 2017, interdit par le gouvernement espagnol. Ce dernier avait d’ailleurs ordonné à cette occasion une forte répression policière.

Un rebond favorable à l’indépendantisme ?

La décision allemande empêche l’extradition de Carles Puigdemont, que l’Espagne souhaite juger au motif de rébellion, assorti d’une peine de 30 ans de prison. Victoire pour le camp indépendantiste catalan, revers pour les factions unionistes et l’Etat espagnol, l’arbitrage germanique relance la candidature de Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne. Ce rebond pourrait colmater les lézardes partisanes et stratégiques touchant le souverainisme catalan, mais l’éventualité d’extradition n’est pas tout à fait éludée car le leader indépendantiste, libéré sous caution ce vendredi 6 avril, reste visé par l’Espagne au motif de « malversations ». Madrid reproche à sa cible d’avoir affecté des budgets publics du gouvernement catalans à l’organisation du référendum.

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