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Les députés européens ont octroyé ce mercredi 17 avril des moyens accrus à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières. Selon le souhait des gouvernements des Etats-membres, ce corps sera dotée de 10.000 hommes en 2027, chargés de protéger les frontières de l’Union européenne, c’est-à-dire les points de passage qui séparent l’Union du reste des pays. Frontex sera également en charge de faciliter le retour des migrants clandestins. Le texte validé par les eurodéputés est le seul point d’évolution de la politique migratoire des 27, en proie à des divergences dans le domaine des migrations.

Les Etats gardent leur souveraineté de contrôle

La décision européenne ne signifie pas la suppression des frontières dites « intérieures » de l’Union, délimitant le territoire des Etats. L’avancée globale sera une stagnation en Catalogne, car les contrôles pourront être rétablis au Boulou, a Perthus, à Bourg-Madame-Puigcerdà ou encore à Cerbère. Le texte approuvé souligne en effet que « Les Etats conservent la responsabilité première de la gestion de leurs frontières ». Frontex, créé en 2004, a vu ses moyens et compétences développés depuis le phénomène migratoire de 2015. Son corps disposera de 5000 garde-frontières et garde-côtes en 2021, contre 1300 actuellement, avant le déploiement général annoncé.

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