La Clau
La France n’a plus peur de l’autonomie territoriale

Les relations institutionnelles sur l’axe Perpignan-Girona présentent des disparités de pouvoirs de décision, c’est-à-dire de capacité d’action, inhérentes à l’histoire politique des territoires. Ainsi, la marge d’initiative supérieure revient à la Catalogne du Sud, sous administration espagnole, en comparaison à la Catalogne du Nord, sous administration française. Sur ce principe, le gouvernement catalan, « Communauté autonome » à l’instar de 16 autres territoires espagnols, développe l’accès aux soins aux immigrés sans papiers et les politiques de l’emploi. Les mairies de Figueres et Banyoles dispensent des formations à la création d’entreprises et le Président catalan converse avec les dirigeants de l’Union européenne. Autant de compétences encore impensables au niveau régional ou local dans la France de 2012. Cependant, si le concept d’autonomie politique a évolué en France au fil du XXe siècle, revêtant des connotations séparatistes depuis les années 1970, une atténuation s’affirme, à la faveur d’une prise de conscience des modèles périphériques à l’hexagone. Ainsi, la recomposition territoriale du territoire français dans le cadre de la réforme de l’Etat a permis l’introduction, en août 2007, de la « Loi d’autonomie des universités », officiellement « Loi relative aux libertés et responsabilités des universités ». Précédemment, le concept d’autonomie » s’y limitait à la loi de juillet 2011 sur l’Allocation personnalisée d’autonomie.. lire la suite

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