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Le Conseil municipal de Perpignan, réuni hier soir, a choisi de poursuivra sa politique de fiscalité zéro, pour la 8ème année consécutive. L’enveloppe globale de cette année 2009, établie à 300 millions d’euros, répond ainsi à la stratégie défendue par Jean-Marc Pujol, le premier adjoint aux finances de la ville, qui s’est exprimé cette semaine sur le registre social en évoquant un « budget adapté à la crise » pour une population croissante, autant en Pays Catalan qu’à Perpignan, qui devient « de plus en plus pauvre ». Tandis que la gauche municipale défend une hausse de l’impôt modérée, tout en s’opposant au recours à l’emprunt de la ville, la majorité municipale table sur la reprise démographique de Perpignan, qui comprend entre 115.000 et 117.000 selon les différentes méthodes de calcul de l’INSEE, pour profiter d’un apport fiscal supplémentaire fourni par les nouveaux habitants. M. Pujol brandit en épouvantail la stratégie des présidents socialistes, manifestée selon ses calculs par une augmentation de 37% des impôts depuis l’accession de Christian Bourquin à la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, en 1998, et par 80% depuis l’élection de Georges Frêche à la tête de la Région Languedoc-Roussillon, en 2004.

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