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La formation d’extrême droite espagnole Vox, en ascension dans le pays, se révèle objectivement peu ennemie du régime de Franco. L’amitié liant son président, Santiago Abascal, à l’arrière-petit-fils du général Franco, Luis Alfonso de Borbón, a été révélé en mai. Par ailleurs, le porte-parole de la Fondation Franco, Jaime Alonso, finance le parti. Mais alors que le débat sur le retour de parfums franquistes est centré sur Vox, la ville de Cordoue suit une autre tendance. Dans la cité andalouse, nul besoin de Vox pour s’opposer à la disparition récente de 13 noms de personnalités franquistes présents dans plusieurs artères. Cette initiative est souhaitée par Partido Popular (PP) et la formation libérale et droitière Ciudadanos, vainqueurs des dernières élections municipales. Elle vise à rétablir 13 noms de rues, éliminés par la majorité de gauche battue lors de ce scrutin.

Le nom d’un criminel notoire refait surface

Parmi les exemples significatifs figure la «rue José Cruz Conde», maire de Cordoue de 1924 à 1926, fidèle relais de la première dictature espagnole du XXe siècle, dirigée par le général Primo de Rivera. Le Comte Vallellano, maire de Madrid au service du même régime puis proche du général Franco, retrouvera aussi sa rue. Cordoue va également vivre le retour officiel de sa « Place Cañero », du nom d’Antonio Cañero, génocidaire avéré de républicains, en 1936, dans la même ville. Ce rétablissement de figures symbolisant le totalitarisme espagnol est dénoncé par l’ancienne majorité socialiste et communiste de Cordoue. La nouvelle majorité estime que les habitants ne doivent pas être privés des noms qu’ils ont toujours utilisés. La «rue du forum romain», l’«Avenue du Flamenco» et la «Place des Droits de l’Homme», vont donc disparaître.

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