Langue

Le gouvernement catalan prévoit d’inaugurer cette année 6 nouvelles délégations à l’étranger, en ajout aux 14 déjà existantes. Ce réseau de représentations économiques et diplomatiques doit notamment renforcer l’influence de la Generalitat de Catalunya sur le continent africain, en Amérique et en Asie. Des ambassades sont programmées au Brésil, en Corée du Sud, au Japon, au Sénégal et en Afrique du Sud. En matière stratégique, pour le Maghreb, la délégation fonctionnant actuellement en Tunisie sera transférée à Rabat, au Maroc, selon l’annonce effectuée lundi 7 mars par la ministre-conseillère de l’Extérieur du gouvernement catalan, Victòria Alsina.

Les nationalistes espagnols s’y oposent

Les délégations gouvernementales catalanes sont présentes dans plusieurs capitales, notamment Berlin, Londres, Paris, Rome, Bruxelles, Vienne, Washington et Lisbonne. Des représentations existent aussi dans plusieurs régions du monde, regroupées sous les noms de « États nordiques et baltes», « Europe centrale » et « Balkans ». Ce réseau d’influence international déplaît à l’État espagnol, dont le gouvernement central actuel, d’obédience socialiste, réprouve le déploiement. Plus jacobines et plus droitières, les formations  politiques Partido Popular, (PP), Ciudadanos (C’s) et Vox, qui dénient à la Catalogne son caractère de nation millénaire, jugent en toute logique que ces structures constituent une “arme de propagande”.

Partager