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Les élections « générales » espagnoles, prévues avant le 15 décembre, devraient recomposer le jeu politique du pays. Ce renouvellement des 350 députés et 208 sénateurs généraux précédera l’élection de la présidence du gouvernement central. Le Partido Popular (PP), au pouvoir, devrait remporter cette échéance en obtenant 25,6%, selon le Centre d’Enquêtes sociologiques espagnol. Mais le parti Podemos, qui dépassait virtuellement le Parti Socialiste en février dernier, perd sa force en intentions de vote. Il serait crédité de 16,5%, contre 24,3% pour le PSOE, qui reprend vigueur mais ne semble pas en mesure de supplanter le PP du Premier ministre Mariano Rajoy. Au titre des surprises, la quatrième force politique espagnole deviendrait le parti d’origine catalane Ciutadanos (C’s), centraliste de droite, à 13,8%. Selon l’analyse politique convenue, ce succès spectaculaire semble lié au désamour envers Podemos. Le 30 avril, la démission de l’intellectuel Joan Carlos Monedero de la direction de cette formation dirigée par le charismatique Pablo Iglesias a semé le trouble, d’autant que Syriza, sa référence grecque, effectue des contorsions idéologiques pour agir sur le réel.

Les partis catalans se présentent au niveau national espagnol

Selon le sondage du CIS, les post-communistes Izquierda Unida (IU, gauche unie) chuteraient à 4,8%. Les partis catalans Convergence et Union (CiU) et Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), qui se présentent également au niveau national espagnol, obtiendraient respectivement 3,2% et 2%. Leurs performances, historiquement supérieures en Catalogne, seront mesurées dès le 27 septembre, lors du scrutin anticipé convoqué par le président catalan, Artur Mas.

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