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Le 1er janvier 2011, la nouvelle version de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée à 36 communes, actée lundi, sera une réalité de 275.000 habitants, mitoyenne du Languedoc. La fusion avec la communauté de communes du Rivesaltais conforte en effet une assise au nord, préalable à l’effacement du département des Pyrénées-Orientales. Mais c’est encore plus au nord, vers Narbonne, que regarde le président de l’Agglomération, Jean-Paul Alduy, fidèle à son ouvrage « Perpignan Perpinyà 2020 » paru en 2007. Sur ce principe, le concept de « ville archipel », qui dépasse des limites territoriales parfois héritées du XVIIe siècle, transparaît dans une interview publié ce jeudi par l’hebdomadaire La Semaine du Roussillon. L’ancien maire de Perpignan, vice-président de l’Association des maires de grandes villes de France, y lance « la fusion est possible » avec l’agglomération du « Grand Narbonne », qui touchera le Roussillon à l’horizon 2013, en vertu des réformes territoriales lancées par l’Etat. Mais l’axe Narbonne-Perpignan-Girona, prôné par M. Alduy, tout comme l’Eurocité catalane qu’il imagine sur le modèle basque, se heurtent à une difficulté, car l’agglomération de Perpignan n’est pas voisine de la Catalogne du sud. Courant 2012, la disparition de la province de Girona pourrait favoriser une accélération des événements.

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