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En janvier 2014, La Clau titrait « Jean-Paul Alduy quitte la vie politique« , dans le sillage des déclarations d’intéressé, tandis que la formule « Alduy, c’est fini ! » était choisie par un concurrent. Ce départ était déjà relatif, car l’ancien maire de Perpignan et président de l’agglomération Perpignan Méditerranée couchait sa pensée sur papier « Une vie pour construire, une autre idée de la politique », paru en février. Cet ouvrage non testamentaire pouvait ouvrir une retraite élective et idéologique. Mais Jean-Paul Alduy, tenté en 2013 par les élections européennes de mai 2014, consacrera sa rentrée à la prise de contrôle du parti politique dont il est l’installateur en Pays Catalan.

Recomposition politique générale

L’Union des Démocrates et Indépendants des Pyrénées-Orientales, présidée par la maire adjointe de Perpignan Nathalie Beaufils, déléguée au projet éducatif, est appelée à modifier son organisation interne. Jean-Paul Alduy prévoit d’en prendre la présidence à l’automne, pour promouvoir le nouveau centrisme en Pays Catalan. Cette stratégie est inédite dans les Pyrénées-Orientales, où la tête des partis revient invariablement à des élus. Jean-Paul Alduy, seule personnalité du territoire associée à un statut d’autorité intellectuelle, prépare ainsi un retour. Au balcon de la vie politique, attentif à la décomposition ou recomposition de la politique française en trois blocs, autour de l’UMP, du PS et du FN, il surveille les surprenants vases communiquants du nouveau triptyque national.

Renouvellement à la tête de l’UMP

Le Pays Catalan étant précurseur en matière de bouleversements de la sociologie politique, Jean-Paul Alduy devra positionner le centrisme départemental, mais au fond le faire connaître, car cette frange politique est illisible. Par ailleurs, la prochaine saison cela celle du renouvellement de la présidence de l’UMP des Pyrénées-Orientales, en succession de François Calvet. D’anciens contentieux devraient alors être amoindris, au profit de partenariats de raison entre les deux formations. Le raz-de-marée FN des élections européennes, plus fort qu’ailleurs en France, constitue en soi une tentation à solidariser une offre de centre-droit et de droite dans les Pyrénées-Orientales et plus généralement en France. Jean-Paul Alduy, intimement situé à la gauche de cette mouvance opposée à la gauche, peut ponctionner pour elle à gauche.

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