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Jean-Paul Alduy, chargé de la promotion de Jean-Louis Borloo à Paris
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Tous les partis du centre français, à l’exception du Mouvement Démocrate de François Bayrou, ont rejoint l‘Alliance républicaine centriste et écologiste le 26 juin, en vue d’une candidature de l’ancien ministre Jean-Louis Borloo à la présidentielle de 2012. Dans ce contexte, de Perpignan à Paris, le vice-président du Parti Radical, Jean-Paul Alduy, se montre très actif pour convaincre ses amis de Sénat, d’autant que son parti ne cesse de dénoncer la dérive droitière de l’UMP. Malgré la perspective des élections sénatoriales du 25 septembre prochain et de sa propre réélection, l’homme fort de l’agglomération Perpignan-Méditerranée est notamment chargé de convaincre les six sénateurs radicaux présents sur l’ensemble du territoire français, ainsi que les dix sénateurs du Nouveau Centre, de cette stratégie d’opposition au parti de Nicolas Sarkozy, qui a menacé de déclarer des candidatures face aux élus centristes. Sur cette base, le dénouement de la candidature Borloo devrait se décanter à l’automne, après les sénatoriales, avec la possibilité d’un choc entre candidats de l’UMP et du centre pour les législatives de 2012.

Dans les Pyrénées-Orientales, l’UMP et le Parti Radical sont déjà à couteaux tirés entre le maire UMP du Soler, François Calvet, candidat aux sénatoriales, et le sénateur Jean-Paul Alduy, appuyé par une fédération du Parti Radical qui a décuplé ses adhésions ces derniers mois. Ces élections de 2011 et 2012 permettront sûrement d’affirmer la suprématie d’un camp sur l’autre sur l’ensemble de la frange droite territoriale du Pays Catalan. En coulisses, certains imaginent déjà les élections territoriales et municipales de 2014. Ces dernières pourraient rappeler celles de 1993, lorsque Jean-Paul Alduy s’était à la fois opposé à la droite RPR, au Parti Socialiste, et à un Front National fort.