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Dans le duel opposant Jean-François Copé à François Fillon dans la conquête de la présidence de l’UMP, les élus du Pays Catalan semblent décanter leur choix pour le second. Après la prise de position exprimée fin août envers M. Fillon par les maires de Canet et Saint-Cyprien, Bernard Dupont et Thierry del Poso, ajoutés à l’eurodéputée Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, le maire de Perpignan se prononce dans ce même sens. Le 26 septembre, Jean-Marc Pujol a fait savoir par communiqué son soutien à l’ancien premier ministre, porteur, selon son analyse, d’un « projet de redressement national » opposé à la « politique laxiste de gauche ».

Appréciant le fait que M. Fillon « a eu le courage de dire que la France était en faillite », en septembre 2007, le candidat à sa propre succession à la mairie de Perpignan se démarque ainsi du député Fernand Siré, de l’ancien député Daniel Mach ou encore des Jeunes Populaires des Pyrénées-Orientales, branche juvénile de l’UMP, partisans de Jean-François Copé. M. Pujol en profite pour signaler son opposition au Front National, sans en réfuter les diagnostics mais en condamnant ses méthodes : « Sans un engagement responsable, nous laisserons la place aux partis populistes » qui « ne régleront rien ». Le scrutin interne de l’UMP, prévu le 17 et le 25 octobre, fait l’objet d’une campagne officielle, dont le lancement se déroulera le 5 octobre.

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