Langue
La Clau
Jean-Jacques Vila, mort d’un maire amadoué par l’affairiste Jean-Claude Méry
Langue

La disparition de Jean-Jacques Vila, maire de Port-Vendres de 1977 à 2001, décédé mercredi, à 73 ans, est l’occasion d’un hommage populaire à l’un des poulains de Paul Alduy, ancien maire de Perpignan. Lors de ses quatre mandats, M. Vila aura géré l’évolution de sa ville, perdant l’essentiel de son activité portuaire, gagnée par par une mono-économie touristique. Mais cette disparition est aussi celle d’un adhérent du RPR, affiché à la fin des années 1980 dans sa propre mairie aux côtés de Jacques Chirac et de Jean-Claude Méry. Ce dernier, membre du comité central du RPR, lié à l’affaire immobilière des HLM de la Ville de Paris, incarcéré en 1994, avouait dans la « cassette Méry », enregistrée en 1996, être le maître d’oeuvres du financement occulte du parti. Ses activités de promoteur l’avaient conduit à séduire Jean-Jacques Vila autour d’un projet immobilier pharaonique, souvent surnommé « Port-Méry », sur le territoire municipal de Port-Vendres, en lieu et place de l’usine de placage d’explosifs Nobel de Paulilles, dont il avait acquis le terrain en 1989. Le rachat de ce site de 32 hectares a été effectué par le Conservatoire du littoral en 1998, un an avant la disparition de M. Méry. Après son classement, la baie de Paulilles est devenue en 2008 un site d’agrément géré par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Partager