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Le soulèvement citoyen catalan amorcé en 2010 par une grande manifestation rassemblant 1,1 million de personnes à Barcelone, se traduit cinq ans plus tard en échéance politique majeure. Les élections du 27 septembre doivent mesure l’indépendantisme politique, pour la première fois. Le décret convoquant ce ce scrutin a été signé lundi 3 août par le président du gouvernement autonome, Artur Mas. Celui-ci signalait, ce mardi 4 août, que «le oui à l’indépendance gagnera à partir de 68 députés», a sein du Parlement catalan, qui comptent 135 sièges. Mais le défi posé est important, car l’opposition de l’exécutif espagnol est constitutive; Le premier ministre, Mariano Rajoy, lançait ce même jour «personne ne rompra l’Espagne» et réduisait la date automnale à une simple échéance à portée régionale : «lors de ces élections, on ne peut pas choisir la configuration de l’Espagne. Cela, ce sont tous les Espagnols qui le décident, car cela relève de la souveraineté nationale». De son côté, Artur Mas assurait répondre à la recentralisation : «lorsqu’on vous attaque, vous avez droit à la légitime défense».

Les dernières élections catalanes, en 2012, ont donné 74 députés indépendantistes, membres des groupes parlementaires CiU, ERC et CUP. Le divorce politique de la coalition CiU, en juin dernier, ne devrait pas modifier en profondeur les équilibres parlementaires à Barcelone.

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