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Les excès verbaux de Georges Frêche envers les « Catalans » et le traitement différencié de Perpignan et de Montpellier par la région Languedoc-Roussillon ont réduit le score catalan du tandem Bourquin-Frêche, qui affiche cependant 31,52% des suffrages sur le territoire et 25,2% à Perpignan au premier tour des régionales. L’équipe UMP Castex-Couderc a recueilli pour sa part 22,55% sur le territoire et 24,3% dans sa capitale. Ce scrutin, dans lequel le Front National retrouve de la vigueur, avec 16,1% à Perpignan et 13,64% en Pays Catalan, est marqué par l’échec de la candidature PS de Jacqueline Amiel-Donat, associée à la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, à laquelle M. Frêche a tendu la main ce dimanche soir. A peine récompensée de 8,9% des suffrages dans les Pyrénées-Orientales et 8,37% à Perpignan, cette offre politique raisonnée par Paris peut compliquer le parcours de Mme Amiel-Donat, principale adversaire du maire de Perpignan, à moins d’une alliance de paix avec les équipes restées fidèles à Georges Frêche. Dépassée par les 10,1% d’Europe Ecologie à Perpignan, la dépositaire du PS régulier faisait alliance avec le parti de centre-droit de Convergence Démocratique de Catalogne, qui, au-delà de stratégies faisant croire à une essence de gauche, accuse une cuisante défaite.

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