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A 13 mois de l’échéance électorale de mars 2020 à Perpignan, les velléités de candidatures se précisent. A gauche, on se rappelle le retrait du second tour des municipales de 2014, pour faire gagner Jean-Marc Pujol, membre des Républicains. Sans le geste du socialiste Jacques Cresta, la ville aurait basculé vers le Front National dans le cadre d’une triangulaire. Pour l’année prochaine, le souvenir des 11,87% obtenus par le PS en 2014 ne refroidit pas le « collectif Nou-s Perpignan ». Cette structure officiellement sans partit obéit à une esthétique socialiste et à un statut informel, le « collectif », qui fait partie des réflexes organisationnels marxistes. Vers la « reconquête », elle invite « les gens de gauche à s’unir pour pouvoir lutter, et pour offrir à la ville et à ses habitants un véritable horizon », selon un communiqué du 19 janvier.

« Renouvellement dans les figures et dans les pratiques »

Nou-s Perpignan « tend la main à tous les progressistes afin de constituer une force » et appelle au « renouvellement, dans les figures et dans les pratiques, afin de redonner confiance aux Perpignanais ». En effet, au-delà des considérations partisanes parasitées par le débat national, une victoire de l’extrême droite représentée par Louis Aliot exprimerait un manque de confiance de Perpignan envers l’avenir. Cette éventualité traduirait politiquement d’une réalité sociologique, sociale, économique et identitaire en totale décroissance.

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