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L’hymne espagnol a été sifflé à Barcelone, samedi 30 mai à l’occasion de la finale de la Coupe du roi opposant le Barça à l’Athletic Bilbao. Cet incident comporte des suites, car, ce dimanche 31 mai, le syndicat espagnol Manos Limpas (Mains Propres) a formulé une plainte contre les supporters des deux équipes, l’une catalane, l’autre basque. Selon cette structure réputée d’extrême-droite, un délit est constitué envers les «droits fondamentaux» et les «libertés publiques». Manos Limpias reconnaît une mobilisation «énorme et massive» dans les tribunes du Camp Nou, produisant une «humiliation», une «vexation» et une «haine envers les institutions».

Le gouvernement catalan avertit Madrid du «ridicule»

De son côté, le gouvernement catalan soutient le Football club Barcelone en lui proposant sa caution. Le président catalan, Artur Mas, dont le sourire retenu, lors des sifflements, n’a échappé à personne, exige au gouvernement central, tenté de sanctionner financièrement les deux clubs, de ne pas basculer dans le «ridicule». Il pressent un «effet boomerang» si Madrid employait la réprimande, suite à cet incident qui a offensé le roi d’Espagne, Felipe VI. Au delà de la monarchie, l’Etat espagnol a été manifestement ébranlé.

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