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Les redécoupages régionaux ont été arrêtés samedi 31 mai par François Hollande et Manuel Valls, avant leur présentation, ce mardi 3 juin. Le résultat, dévoilé dès ce dimanche 1er juin par le Journal du Dimanche, indique la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. La version de la France à 14 régions, contre 22 actuellement, est corroborée par la publication économique Les Echos, qui ne classe pas l’union Montpellier-Toulouse parmi les « regroupements incertains ». Suite au changement, le Languedoc retrouverait sa capitale historique, Toulouse, tandis qu’un précédent de taille illustre, vu par l’Etat, le caractère dérisoire du sujet. Car en 2010, Manuel Valls affirmait que la Région Languedoc-Roussillon ne « pèse rien« , trois ans après l’assimilation de Perpignan à un « trou perdu » par Nicolas Sarkozy. L’absence d’épine dorsale à grande vitesse entre Perpignan et Montpellier met en évidence l’invisibilité régionale dans les affaires sérieuses de l’Etat.

Un bras de fer incertain avec l’Etat

La pétition lancée par l’assemblée régionale de la Région Languedoc-Roussillon, pour le maintien institutionnel, sera appuyée dans les prochains jours, vers un bras de fer incertain. Un référendum sur la question est possible selon Christian Bourquin, mais la viabilité du Languedoc-Roussillon s’illustre davantage par son attractivité héliotrope, qui garantit une croissance démographique, que sa productivité, dans une réforme justifiée par toutes les acceptions d du mot « économie ». L’adaptation à la compétitivité mondiale questionne l’ensemble régional, dont le Produit Intérieur Brut, de 64 millions d’euros en 2012 selon l’INSEE, est inférieur de près de dix fois à celui de l’Île de France. L’addition à Midi-Pyrénées produit 144 milions, un PIB équivalant à celui de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, maintenue par la réforme.

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