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Le président de la Région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, a défendu son territoire face à François Hollande, ce lundi 8 décembre en matinée, à l’Élysée. Le plaidoyer était particulier, car il concernait une entité régionale vouée à disparaître au 31 décembre 2015. M. Alary a insisté sur une région « forte et innovante » et souligné l’intérêt de « conserver un véritable équilibre économique et politique entre Toulouse et Montpellier », selon un communiqué. Le successeur de Christian Bourquin a ainsi exprimé la crainte d’un transfert de centralisme. Les deux hommes ont abordé le dossier de la Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier par « l’inscription du projet de ligne ferroviaire (…) dans les priorités de l’Europe ». François Hollande a confirmé son soutien à ce projet, probablement en méconnaissance de cause. En effet, la Commission a déjà classé la ligne parmi ses priorités, le 17 octobre 2013, après que le gouvernement de Jean-Marc Ayraut ne la condamne, faute de moyens, le 27 juin. Le soutien de Bruxelles est déjà acquis, car 26 milliards d’euros sont réservés à 9 projets ferroviaires jusqu’en 2020. Les calendriers français et européen tardent à se rejoindre et la demande exprimée par le président Alary à François Hollande relève de la confusion.