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La Clau
Hermeline Malherbe succède officiellement à Christian Bourquin à Perpignan
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Une cérémonie très attendue, de près de trois heures, organisée ce dimanche matin à Perpignan, s’est conclue par une prise de relais à la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Avec plus d’une heure de retard sur l’horaire prévu, l’assemblée départementale a ouvert une session événementielle dans laquelle a plané l’ombre de Georges Frêche. A l’heure de la messe dominicale, un portrait du président régional défunt et un drapeau régional étoilé ornaient la tribune, pour une séance de travail débutée par une minute de silence en l’honneur du défunt président du Languedoc-Roussillon. Dans ce décorum surprenant, son successeur à Montpellier, évidemment présent ce dimanche à Perpignan, a transmis ses pouvoirs départementaux à Hermeline Malherbe, en robe rose, élue à 24 voix sur 31, c’est à dire l’intégralité des 18 voix de gauche, à laquelle se sont ajoutées 6 voix de conseillers non-inscrits. Dans leurs discours respectifs, Mme Malherbe et M. Bourquin, n’ont pas manqué de saluer leurs qualités tout aussi respectives, dans une intense émotion, face à un public nourri. Lors d’un autre vote, consistant à désigner les vice-présidences, M. Bourquin a d’ailleurs été élu en quatrième position.

L’arrivée d’Hermeline Malherbe aux commandes du Pays Catalan, insoupçonnable voilà un mois, est une conséquence de la disparition de Georges Frêche, le 24 octobre. A 41 ans, la présidente est la première femme, mais aussi la première « nouvelle catalane » à accéder à cette fonction à Perpignan. Son arrivée dans les Pyrénées-Orientales, en 2005, s’est d’ailleurs accompagnée d’une adhésion, suivie d’une participation active, aux démonstrations de tours humaines de Catalogne organisées par l’association Aire Nou. Ancienne membre des Verts, conseillère générale du quartier Gare-Saint-Assiscle de Perpignan depuis 2008, cette professionnelle du domaine de la formation devrait assurer un relais direct de Christian Bourquin. Ce dernier gardera un oeil sur la gestion départementale, tout en ayant quitté la position de numéro un. Mais en dehors de considérations bassement électorales et de huilages de réseaux, l’avenir promis aux conseils généraux, dans le cadre de la réforme de l’Etat, relativise l’importance de cette élection. Car en mars 2014, les électeurs seront en effet amenés à choisir des « conseillers territoriaux », qui cumuleront une fonction départementale et régionale. Par anticipation, cette double-casquette est déjà assumée par Mme Malherbe et M. Bourquin, tout à la fois élus du Roussillon et du Languedoc-Roussillon.

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