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L’évolution de la guerre menée par l’armée française au Mali a justifié le 15 janvier la mise en oeuvre ou le renforcement de mesures identiques à l’ensemble du territoire français. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a en effet décidé de durcir certains dispositifs du plan Vigipirate, qui atteignait déjà le « niveau rouge » depuis les attentats de Londres du 7 juillet 2005. Ce degré induit des mesures de prévention face à un risque avéré d’un ou de plusieurs attentats graves, assorties de « moyens de secours et de riposte appropriés ». Dans un communiqué, la préfecture des Pyrénées-Orientales précisait que ce renforcement vise à la « surveillance des transports terrestres ferroviaires et aériens et à la protection des sites sensibles ».

Surveillance de la Grande mosquée de Perpignan

Ce plan de protection se manifeste en Pays Catalan au travers de l’application des instructions ministérielles par René Bidal, préfet de Perpignan. Celui-ci recommande « à l’ensemble des acteurs en charge de la sécurité publique dans le département de renforcer la surveillance des établissements et sites jugés sensibles ». Parmi ces zones figurent la gare de Perpignan, ou encore les lieux de culte, dont la Grande mosquée de la fraternité, située à Perpignan Nord, certains établissements scolaires et lieux occasionnant habituellement de grands rassemblements. Les services de l’Etat recommandent à leurs propres agents d’être « particulièrement vigilants aux accueils des bâtiments administratifs » de la préfecture, à Perpignan, et des sous-préfectures, située à Céret et Prades.