Langue

La fabrication de la future région probablement baptisée Pyrénées-Méditerranée, qui rassemblera les territoires des actuels Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, a débuté. Depuis quelques semaines, plusieurs hauts fonctionnaires d’Etat voient leurs fonctions évoluer, à l’instar du préfet de Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos, nommé préfet préfigurateur de la future région. Pour l’Education nationale, le projet d’Académie unique Toulouse-Montpellier est confié à Helène Bernard, actuellement rectrice de Midi-Pyrénées. Ce schéma est également observé à Pôle emploi et à l’Agence Nationale de la Santé (ARS), dont la directrice générale en Midi-Pyrénées, Monique Cavalier, oeuvre à coordonner les services homologues du Languedoc-Roussillon. Au niveau politique, les têtes de liste PS, UMP et FN, Carole Delga, Dominique Reynié et Louis Aliot ont été façonnés ou vivent en Midi-Pyrénées.

La place pour les Pyrénées-Orientales

La géométrie régionale en gestation obéit à une extension territoriale du domaine géré par Toulouse et non pas à une addition territoriale bien entendue. A ce titre, la métropole de Montpellier rencontre une situation d’arroseur arrosé, après avoir englobé les Pyrénées-orientales, sans réel partage d’initiatives. La position du Pays Catalan dans la future grande région est posée, avec pour seule réponse politique coordonnée, à ce jour, une volonté d’ériger l’Agglomération Perpignan Méditerranée en Communauté urbaine, dès le 1er janvier 2016. Cette solution proposée par son président, Jean-Marc Pujol, est probablement acquise. Elle permettrait d’améliorer le financement de l’Agglomération du Roussillon et de façonner un pôle territorial fort. Ce projet est décrié par l’association politique l’Olivier et Debout les P.O., fédération départementale de Debout la France. Parallèlement, le collectif SEM («Nous sommes») propose un statut territorial spécifiquement pour les Pyrénées-Orientales, conçues comme Catalogne du Nord.

Partager

Icona de pantalla completa