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Le sénateur-maire du Soler, François Calvet, fournit une réponse singulière au cumul des mandats, en prévoyant de reverser à la jeunesse l’intégralité de ses rétributions de premier magistrat. Dans un communiqué du 24 février, il promet ainsi d’oeuvrer « au financement de 2 bourses d’études par an », ce qui constitue l’un de ses engagements de campagne, dans le cadre des élections municipales. L’élu, qui rappelle s’être « ouvertement opposé à la future loi interdisant le cumul des mandats », estime qu’un député ou un sénateur doit être maire pour éviter d’être « totalement déconnecté des réalités et enjeux locaux ». Il prône cependant une loi « interdisant le cumul des indemnités de parlementaire et d’élu local » et s’érige en exemple. Selon sa volonté, jusqu’en 2020, deux nouveaux étudiants de sa ville recevront une « bourse conséquente pour financer leurs études supérieures », soit quelque 19.000 euros nets à partager en deux. Pour éviter toute suspicion, un « jury impartial de professeurs de l’Université de Perpignan examinera l’ensemble des demandes et sélectionnera les deux candidats les plus méritants ».

Les exemples de Manuel Valls, Arlette Franco et Laurent Wauquiez

Cette nouvelle attitude basée sur le « mérite », opposée à la capitalisation des indemnités, est aussi celle du maire de Girona, Carles Puigdemont, qui a éliminé son salaire de maire du budget de sa ville, pour économiser 500.000 euros sur 4 ans. En France, le ministre socialiste de l’Intérieur, Manuel Valls, devenu conseiller municipal de sa ville d’Evry, a renoncé en 2012 à la rétribution correspondante, tandis que l’ancien ministre de l’Enseignement, l’UMP Laurent Wauquiez, faisait de même au sujet des six mois de salaire réservés aux ex-ministres. En Pays Catalan, la députée-maire de Canet-en-Roussillon, Arlette Franco avait réinjecté 6 mois de ses émoluments de maire dans le conseil municipal, moins d’un an avant sa disparition, survenue en 2010.

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