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La Clau
Font-Romeu, partagée entre l’envie de liberté et l’opposition de l’Etat
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L’envie de départ de la ville de Font-Romeu de son intercommunalité, validé la semaine dernière par le conseil municipal, est le fruit de l’histoire récente. L’adhésion de la ville la plus importante de la Haute-Cerdagne est en effet un héritage de l’ancienne municipalité, dirigée par Pierre Bosselut, actuellement subi par la nouvelle majorité dirigée par Jean-Louis Démelin, élu nouveau maire en mars 2008 tandis que l’intégralité des membres de l’ancien conseil disparaissait des postes de décision. Font-Romeu, qui fournit la contribution financière la plus importante de l’intercommunalité, se sent ainsi dans la contrainte d’une promotion territoriale globale, à caractère champêtre, opposée à son image sportive, acquise depuis les années 1920. Mais la préfecture des Pyrénées-Orientales a déjà fait savoir son opposition à cette indépendance municipale, qui doit être votée ce jeudi dans la commune d’Osséja, lors de l’assemblée générale de Pyrénées-Cerdagne. Dans l’hypothèse d’une validation du départ de Font-Romeu, la communauté se heurterait alors aux services de l’Etat, qui ont déjà manifesté en 2008, par la voix de l’ancien préfet Hugues Bousiges, leur volonté de réunir les forces des hauts-cantons catalans, notamment en matière de logistique des stations de sports d’hiver.

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