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Le premier adjoint de la mairie de Figueres, Manuel Toro, délégué aux Finances, a quitté cette fonction le 18 février, décision validée le 4 mars par son parti, Union Démocratique de Catalogne. La raison en est une simple audition dans le cadre de l’affaire Manga, autour de laquelle M. Toro est soupçonné de trafic d’influence. Exempt d’inculpation, l’élu, qui reste conseiller municipal, respecte le code éthique de transparence municipale mis en place par l’ancien maire devenu ministre-conseiller du gouvernement catalan, Santi Vila. Il abandonne momentanément ses responsabilités dans l’attente d’un éclaircissement, tandis que la mairesse Marta Felip lui assure qu’il retrouvera l’ensemble de ses fonctions s’il n’est pas inculpé.

Affaire Manga : la corruption touche plusieurs partis

L’affaire Manga résume plusieurs versements de pots-de-vins, effectués dans la région espagnole de Galice par des plusieurs entreprises à différentes personnalités politiques, pour un accès préférentiel à une série de marchés publics. En Catalogne, cette affaire concerne la société GRS Arc Local, de Lloret de Mar, dont l’administrateur Alexandre Ros a été écroué en 2012. Cette entreprise, qui seconde les collectivités locales dans la perception des amendes, aurait corrompu plusieurs hommes politiques pour accéder à ce marché juteux, en facturant un tiers du montant des pénalités. Dans la province de Girona, le maire de la commune de Sant Hilari Sacalm, Robert Fauria, membre de la coalition Convergence et Union (CiU), fait l’objet d’une inculpation en lien avec cette affaire. Manuel Toro a été entendu dans le cadre d’un contrat liant la mairie de Figueres et GRS Arc Local, mais aucune preuve de corruption n’a encore été identifiée.

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