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La «loi de la mémoire historique» espagnole, approuvée en décembre 2006 par la Chambre des Députés de Madrid, est à la source de fréquentes suppressions de monuments, statues et inscriptions publiques partout en territoire espagnol. Dans le cadre de cette évolution, la Mairie de Figueres a communiqué ce matin son projet de retrait de la distinction de maire honoraire et de fils adoptif qu’elle a accordé en 1964 au dictateur Francisco Franco, resté au pouvoir entre 1939 et 1975 en Espagne, ainsi qu’à son prédécesseur totalitaire, Miguel Primo de Ribera, chef de l’Etat espagnol entre 1923 et 1930, distingué en 1926 par la capitale de la région du Alt Empordà. La ville, dirigée par le maire du parti Convergence Démocratique de la Catalogne Santi Vila, applique ainsi la nouvelle loi, mise en place par le gouvernement du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, incitant les administrations publiques à retirer de l’espace commun les vieux symboles franquiste, fréquemment endormis, inscrits dans le paysage urbain et généralement considérés comme autant d’éléments patrimoniaux anachroniques.

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