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Le chef de file de l’opposition Mouvement Démocrate de la Ville de Perpignan, Clotilde Ripoull, a convoqué hier matin une conférence de presse au grand café de la Poste de la ville pour livrer son avis sur le fichier informatique Edvige, institué par décret le 1er juillet. Mme Ripoull a fustigé un « fichage politico-policier » des citoyens adopté « en catimini dans la torpeur de l’été » à l’évocation de ce système qui vise notamment à cataloguer les militants associatifs, syndicaux, ou politiques, sur fond de lutte contre le terrorisme et la délinquance, dans une méthode qui, selon elle, « n’aurait pas fait pâlir Vichy ou l’URSS ». Relayant sans risque le véritable engagement pris par François Bayrou, son président de parti, promettant dès le 1er septembre de faire parvenir un courrier d’opposition à tous les maires de France, Mme Ripoull a frôlé l’enfoncement de porte ouverte dans le contexte du consensus anti-Edvige croissant. Habituellement penchée sur les seuls remous perpignanais, l’élue rejoint directement un prévisible débat national en évitant les thématiques du Pays Catalan, volant au passage la vedette au président en fonction du Modem 66, Yves Porteix, de plus en plus marginalisé par les forces urbaines et pris sous d’autres feux dans le secteur des Albères.

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