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Le changement soudain intervenu dans la gouvernance de la Catalogne depuis samedi 9 janvier entraîne de premières étincelles entre Barcelone et Madrid. Le retrait stratégique du président du gouvernement autonome Artur Mas, suivi de l’intronisation express du maire de Girona, Carles Puigdemont, ce dimanche 10 janvier, sont deux événements qui prennent de court le gouvernement espagnol. Les intentions souverainistes partagées de MM. Mas et Puigdemont ne sont pas du goût du roi d’Espagne, Felipe VI, qui signe un premier geste négatif en refusant de recevoir, contrairement aux conventions post-électorales espagnoles, la présidente du Parlement Catalan, Carme Forcadell. Ce lundi 11 janvier, Sa Majesté a signalé à l’intéressée qu’il se contenterait d’une communication par écrit.

Puigdemont renvoie Rajoy dans les cordes

Carles Puigdemont, indépendantiste de la première heure, fait déjà montre de caractère en coupant court aux déclarations du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Celui-ci ayant exprimé de fortes critiques au sujet d’un gouvernement souverainiste, le nouveau président catalan lui rétorque « je ne m’intéresse pas à quelqu’un qui parle au nom d’un projet finissant», eu égard à l’hégémonie politique du Partido Popular (PP) en Espagne, mise à mal par les élections « générales » du 20 décembre. Dans une ambiance qui doit inévitablement s’envenimer dès les jours prochains, la relations Barcelone-Madrid promet des florilèges de petites phrases et prises de position politiques, parallèlement à celles des éditorialistes.

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