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Le scandale financier frôle le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, suite à la libération de l’ancien trésorier de son parti, jeudi 22 janvier. Luis Bárcenas, qui a purgé 574 jours de prison dans le cadre d’une affaire de comptabilité occulte du Partido Popular (PP), est décidé à parler, quitte à éclabousser le chef du gouvernement. Il affirmait ce vendredi 23 janvier « Rajoy connaissait la comptabilité B du PP depuis le début » et poursuivait : « la caisse B est la caisse du PP, pas celle de Bárcenas ». L’intéressé a déjà été poursuivi en 2007 dans le cadre de l’affaire Gürtel, qui avait révélé des situations de corruption autour du PP. Il a été libéré après dépôt d’une garantie 200.000 euros par sa famille, et a comparu une première fois, ce même vendredi, à l’Audience Nationale. Selon lui, un trésorier de parti « n’a pas la capacité de monter une comptabilité parallèle ».

Pour sa part, le Partido Popular se défend en affirmant avoir été « trompé » par Luis Bárcenas. Ces déclarations contradictoires interviennent alors que Mariano Rajoy défend un plan anti-corruption national, qui prévoit le contrôle des finances des partis et leur obligation de renouveler périodiquement leurs instances de direction. Pour identifier d’éventuels enrichissements personnels, leurs hauts dirigeants seront tenus de détailler leurs activités et leurs biens en début et en fin d’engagement.

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