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Le procureur général de l’Etat Espagnol Cándido Conde-Pumpido a indiqué ce mercredi lors d’une comparution face au Congrès espagnol que les dossiers dans lesquels des élus sont actuellement mis en cause pour corruption atteint le nombre record de 730. Parmi ceux-ci, 264 sont membres du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), 200 autres sont des élus du parti droitier Partido Popular, 43 font partie de Coalición Canaria, mouvement des Îles canaries, 30 élus font partie du centre-droit catalan CiU et enfin 24 sont membres du Parti Andalousiste. Avec les cinq dossiers ouverts contre des élus du parti catalan ERC, ce sont ainsi 35 cas de corruption supposée qui se seraient déroulés en Catalogne du Sud. Mais au vu des 66.000 élus municipaux en Espagne, le procureur général souligne que les affaires ne concernent qu’une infime partie des décideurs politiques. M. Conde-Pumpido avoue aussi que la législation en matière d’urbanisme dans la péninsule, trop laxiste, a permis à certains de considérer leur charge publique comme lucrative. Parmi les personnalités mises en cause figurent des élus de tous niveaux, mais aussi des présidents de communautés autonomes, comme la présidente de Madrid, Esperanza Aguirre, ou l’ancien président des Îles Baléares, Jaume Matas.

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