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La crise politique en Espagne se fait chaque jour plus grave et les deux partis de gouvernement, le PSOE de Pedro Sanchez et le Partido Popular de Mariano Rajoy se trouvent en effet sommés de trouver des réponses. Alors que les affaires de corruption politique se multiplient dans le pays et que le parti alternatif Podemos s’affirme dans les sondages comme le premier parti d’Espagne, les deux leaders ont livrés deux modèles institutionnels très différents pour permettre à l’Espagne de survivre face à la menace d’indépendance de la Catalogne.

Grand perdant de la consultation catalane du 9 novembre, le premier ministre Mariano Rajoy s’est vu accusé durement de passivité, jusque dans ses propres rangs, n’ayant réagi médiatiquement que trois jours après l’acte interdit par le Tribunal Constitutionnel. Partisan de la ligne dure et refusant de négocier avec le gouvernement catalan, il a affirmé ce dimanche 17 novembre depuis le G20 de Brisbane qu’il voyagerait prochainement en Catalogne mais pas pour faire campagne pour une Espagne unie, refusant catégoriquement toute mise en cause de la souveraineté nationale espagnole. Fait inédit depuis 36 ans en Espagne, le fait de refuser de négocier avec les forces politiques catalanes déssine la volonté du parti de droite de vouloir recentraliser le pays, par la fermeté.

De son côté, le leader socialiste et chef de l’opposition Pedro Sanchez a organisé ce week-end un séminaire, symboliquement à mi-distance entre Madrid et Barcelone, sur une réforme constitutionnelle permettant d’ouvrir la voie à un système fédéral pour l’Espagne. Durant une conférence de presse ce dimanche 16 novembre, il a sommé Mariano Rajoy de s’assoir à la table des négociations, l’accusant de « ne pas montrer de signe de vie intelligente politiquement » devant une politique de blocage institutionnel qui « renforce l’indépendantisme en Catalogne ».

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