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La frontière du Perthus-La Jonquera, progressivement effacée depuis le 1er janvier 1993 dans le cadre du Marché unique européen, fait un retour en force. Dans un projet dévoilé à Girona, hier dimanche, par Joan Rangel, délégué du Gouvernement espagnol en Catalogne, la Police Espagnole prévoit cette année de multiplier ses effectifs aux points frontaliers du Perthus-La Jonquera, Prats de Mollo-Camprodon, Cerbère-Portbou et Bourg-Madame-Puigcerdà. Le « Corps national de la police » espagnole, qui procède à l’arrestation de 1000 personnes par an à La Jonquera, parmi lesquelles 60%, pour la plupart des Bulgares et des Roumains en délit de fuite, entend ainsi protéger l’Espagne. En effet, la zone tampon de l’autoroute A9-AP7 continue un point névralgique en matière policière, en dehors des considérations légales liés aux Traités européens visant à harmoniser les territoires par une suppression progressive des frontières dans les esprits. Le passage du Perthus-La Jonquera s’avère ainsi moins poreux que celui d’Hendaye-Irún, au Pays Basque, dont les transits sont mineurs face aux flux catalans, sur un point de liaison entre deux Etats, et surtout entre l’Europe du Nord, celle du Sud et le Maghreb.

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