Langue

La constitution d’un nouveau gouvernement en Catalogne, prévue début novembre suite aux élections du 27 septembre conclues par une victoire indépendantiste, semble impossible. En effet, la gauche radicale souverainiste des Candidatures d’Unité Populaire (CUP) n’accepte pas la reconduction du président centriste Artur Mas, à la tête de Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), éventualité acceptée par la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC, de centre-gauche). La possibilité de nouvelles élections est évoquée dans le débat public, comme le confirmait ce dimanche 25 octobre Antonio Baños, dirigeant de la CUP, sur la radio RAC 1, à Barcelone : «On ne peut pas écarter l’idée de nouvelles élections en mars». Ce nouveau scénario électoral se produirait si aucun accord n’intervenait avec la candidature Junts pel Sí, soutenue par CDC et ERC, arrivée en tête avec 62 sièges.

10 sièges indispensables à la majorité souverainiste

La CUP se refuse à soutenir M. Mas car « il représente des choses que nous devons dépasser », soutient M. Baños. L’austérité budgétaire menée par le gouvernement Mas depuis 2011, en réponse à la crise, est impardonnable pour la gauche radicale catalane, dont les 10 sièges gagnés aux élections sont indispensables à la majorité absolue indépendantiste. Dans le camp de Junts pel sí, certains espéraient voir la CUP finir par accepter la reconduction de M. Mas, mais son représentant a le propos radical : « Nous ne pouvons pas commencer avec un pied dans le passé ».

Partager