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Le département des Pyrénées-Orientales comporte depuis 2010 plusieurs élus importants, devenus « sans étiquette » par décision de leurs partis respectifs. Au premier chef, à Perpignan, le Conseil Général est dirigé par le président Christian Bourquin, également vice-président de la Région Languedoc-Roussillon, exclu du PS pour sa fidélité à Georges Frêche, à l’identique des conseillers régionaux du Roussillon Marcel Mateu et Jacques Cresta. Côté UMP, le 21 juillet, la Commission Nationale des Recours du parti, réunie à Paris, a exclu Henri Valls et Georgia Llambrich, membres du Comité Départemental, pour « s’être présentés face à la liste conduite par Bernard Dupont, investi par l’UMP » lors des élections municipales de Canet, en mai 2010. De même, l’ancien maire du Barcarès, Alain Ferrand, et son épouse, Joëlle Ferrand, maire actuelle, sont exclus de l’UMP pour avoir fait de l’ombre au candidat officiel, Louis Carles, lors de l’élection cantonale partielle de Saint-Laurent-de-la-Salanque, en juin 2010. L’incidence de ce statut d’élus libres, invariablement provoqué par une désobéissance aux prérogatives parisiennes, est nulle dans la gestion générale, la crédibilité et l’action des intéressés. Mme Ferrand reste maire et vice-présidente de l’Agglomération de Perpignan, et M. Bourquin reste à l’oeuvre à la tête du Département.

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