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La place de Perpignan dans l’imaginaire espagnol reste indéfectiblement liée à l’entrevue entre l’organisation ETA et du dirigeant du parti indépendantiste Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), organisée en Pays Catalan en 2003. Ce lundi, le porte-parole du Groupe Populaire au Parlement Européen, l’espagnol Jaime Mayor Oreja, a en effet rappelé que « Perpignan » a été « mise en place par ETA ». Dans cette formule incompréhensible au Nord du massif des Albères, la capitale du Pays Catalan de France a ainsi pris, comme à l’accoutumée du point de vue de Madrid, une connotation terroriste, aux antipodes de la perception barcelonaise, portant sur une appartenance catalane commune. M. Mayor Oreja, lui-même basque, issu d’une famille liée au régime franquiste, a été nommé ministre de l’Intérieur par le premier ministre José María Aznar, dès son élection en 1996. Dans sa déclaration, cette personnalité de la droite dure espagnole réagissait à un communiqué de l’ETA, émis ce week-end, selon lequel l’organisation terroriste promet de nouveaux attentats, tout en misant sur la voie démocratique. Selon M. Oreja, cette stratégie rappelle directement l’entrevue de « Perpiñán », dont le nom se trouve dupliqué dans toute la presse hispanique.

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