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La coalition Convergence et Union (CiU), qui reprendra le pouvoir au gouvernement catalan avant Noël après la constitution du Parlement de Catalogne, le 17 décembre, affronte ses démons. Cette alliance stable de partis fondée en 1978 réunit la formation majoritaire Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), qui rassemble centre-gauche et centre-droit, et l’aide droite Union Démocratique de Catalogne (UDC), démocrate-chrétienne, minoritaire. Sans occasionner de véritable schisme en son sein, les élections du 25 novembre ont suscité à plusieurs reprises des affirmations contraires à l’indépendance de la Catalogne par le président d’UDC, Josep Antoni Duran i Lleida, tandis que CDC a assumé ouvertement son souverainisme en l’espace de quelques mois.

CDC rend UDC responsable du semi-échec électoral de CiU

Dans les couloirs de CDC, à Barcelone, le semi-échec électoral de CiU, consacré par l’obtention de 50 députés contre un espoir dépassant les 60, est imputé aux petites phrases de M. Duran i Lleida. Le 2 novembre, celui-ci jugeait « mauvais que l’Espagne n’ait pas la Catalogne avec elle » et « mauvais pour la Catalogne de ne pas avoir l’Espagne ». Le secteur souverainiste de son parti, mené par le maire de la ville de Vic, Josep Maria Vila d’Abadal, battu par M. Duran i Lleida aux élections internes à la présidence du parti, en mai, s’est déclaré outré par cette affirmation. La démission fracassante du leader de cette mouvance, le 3 décembre, a précédé celle d’une quarantaine d’adhérents, dont plusieurs personnalités parmi lesquelles l’ancien député Carles Puigdomènech, le journaliste Joan Capdevila et la consultante en communication politique Èrika Casajoana. Cette frange de droite favorable à un Etat catalan affirme son adhésion prochaine à CDC. Pour éviter une hémorragie à UDC, la porte-parole du parti, Marta Llorens, assurait le 8 décembre qu’il « n’est pas certain » que son parti soit opposé à l’indépendance de la Catalogne.

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