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Un sondage publié le 25 juin à Barcelone souligne un éventuel bouleversement de l’échiquier politique sud-catalan. Cette étude de l’Institut Gesop, pour le compte du journal el Periódico de Catalogne, réputé proche du Parti Socialiste, a été réalisée du 17 au 21 juin, après la scission de la coalition présidentielle Convergence et Union (CiU). Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), partenaire très majoritaire de CiU, obtiendrait jusqu’à 25 députés au Parlement de Catalogne, contre 7 pour Union Démocratique de Catalogne, minoritaire au sein de l’alliance disparue. A la tête d’une liste CDC ouverte à la société civile, le président du gouvernement catalan, Artur Mas, remporterait la victoire en nombre de sièges, mais il serait talonné par une hypothétique liste «Catalogne en Commun». Celle-ci reproduirait en Catalogne la formule gagnante d’addition des extrêmes-gauches incarnée par la nouvelle maire de Barcelone, Ada Colau. Elle obtiendrait jusqu’à 31 élus de l’assemblée catalane, qui en comprend 135. Le troisième parti représenté serait Ciutadans, reputé centraliste, avec 21 députés, suivi de la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), avec 20 députés, et des Candidatures d’Unité Populaire, d’extrême-gauche, à 12 députés.

A un siège de l’indépendance

Au regard de ces chiffres, le total des forces politiques clairement favorables à l’indépendance de la Catalogne, soit CDC ajouté à ERC et aux CUP, représenterait 67 députés, pour une majorité absolue située à 68. La différence pourrait cependant se jouer au sein de la supposée «Catalogne en Commun», dont l’une des composantes envisagée, outre le parti espagnol Podemos, est la religieuse indépendandiste Teresa Forcades. Mais au delà du débat sur la souveraineté, les élections du 27 septembre en Catalogne se traduiront sans nul doute par une profonde redistribution des cartes.

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