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A la différence du Parti Socialiste, qui a lancé la version électronique de la campagne des élections cantonales dans les Pyrénées-Orientales dès le 18 février, l’UMP du Pays Catalan a seulement organisé sa séance photo générale vendredi. Sur le cliché de famille apparaissent l’intégralité des 16 candidats, présentés sur l’ensemble des cantons renouvelables, entourés des parlementaires et des actuels élus du Conseil Général. Alors que les premières ouvertures de permanences électorales des candidats perpignanais soutenus par la fédération UMP 66 ont été effectuées dès les 4 et 5 février, le parti présidentiel semble ne pas trop miser sur Internet et préférer le terrain, pour une élection naturellement axée sur la proximité. Le scrutin à venir présente d’ailleurs des contrastes saisissants, entre le site territorial d’Europe Ecologie-Les Verts, qui centralise les candidatures, à l’identique du PS, celui de la candidate communiste Nicole Gaspon, dépuillé au possible, et le site de campagne du mouvement souverainiste français Debout Le République, qui tente de se débattre pour se faire entendre.

La palme de l’improbabilité revient au site de campagne du Parti Radical de Gauche, qui ne présenté visiblement qu’un seul candidat, Raymond Faura, et sa suppléante, « avec le soutien du PS », sur le canton de Cabestany-Perpignan-Saint-Gaudérique. Dans l’immédiat, à toutes fins utiles, un contributeur bénévole a même déjà créé une « fiche Wikipédia » concernant les deux tours de ces cantonales. La liste officielle et définitive des candidats doit être communiquée ce mardi en début d’après-midi par la Préfecture des Pyrénées-Orientales, après désignation par tirage au sort du positionnement des postulants sur les panneaux d’affichage. Ce lundi soir, le nombre total des candidats atteignait le nombre de 113, preuve un attrait politique certain, dans l’attente d’une participation électorale reste incertaine. Par ailleurs, de nécessaires débats contradictoires entre candidats, organisés à la télévision pour concerner réellement la population, devraient participer du processus démocratique. Cependant, l’absence de télévision locale en Pays Catalan, et les limites de l’interactivité de la presse traditionnelle et d’Internet, relèguent ces nouvelles élections cantonales au rang de scrutin étranger aux préoccupations communes.

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