Langue
La Clau
Elections cantonales à Perpignan: l’UMP de Noëll, face au FN Louis Aliot
Langue

Après les cahiers de doléances et l’association « SOS insécurité à Perpignan » lancés l’automne dernier par Louis Aliot, candidat du Front National (FN) pour les élections cantonales de mars sur le canton de Perpignan 9, voici le Manifeste contre l’Insécurité. Mais cette fois-ci, il s’agit d’une initiative du candidat UMP, Jean-Louis De Noëll, qui prend appui sur une série de graves tensions apparues en 2010 à Perpignan. L’ex-secrétaire du FN des Pyrénées-Orientales, préféré à sa suppléante Nicole Amouroux pour mener le parti de Nicolas Sarkozy dans ce canton sensible, place la campagne sous le signe de la sécurité, sur un secteur où l’extrême-droite obtient de bons résultats. Parmi les candidats adversaires, la communiste Nicole Gaspon dénonce la présence d’un « candidat FN et un candidat tout juste recyclé du FN ». Le candidat d’Europe Ecologie, Ménouar Benfodda, décrit quant à lui « un candidat d’extrême-droite (…) et un autre de droite extrême ». Pour sa part, la candidate socialiste Toussainte calabrese espère profiter d’une concurrence entre MM. de Noëll et Aliot pour tirer son épingle du jeu.

Sur ce canton, Louis Aliot réalisait respectivement 15,18% et 12,10% lors des municipales de 2008 et 2009. Lors des élections régionales de mars 2010, l’UMP Raymond Couderc ne devançait France Jamet, du FN, que de 4 voix. Autant dire que la sociologie électorale sanctionnée par les précédents scrutins s’avère particulière. Par ailleurs, depuis 1992, la formation de Marine Le Pen parvient à se maintenir au second tour des cantonales sur ce même canton Perpignan 9. Lors des dernières, en 2004, la candidate frontiste Maryse Besse avait fait jeu égal, sur l’un des neuf bureaux du canton du quartier du Bas-Vernet, à l’UMP Serge Fa. Outre l’égalité sur le bureau 58, elle l’avait même dépassé sur les bureaux 57 et 61.

Le manifeste lancé par M. de Noëll, que les habitants du canton peuvent signer, a pour objectif de donner davantage de force à une lettre datée du 17 janvier. Dans cette missive, adressée notamment au Président de la République et au ministre de l’Intérieur, le candidat UMP soulignait les carences en moyens humains, matériels et financiers, des forces de police. Ce courrier, signé au nom des habitants du canton, pourrait bien rester lettre-morte, dans la mesure où, en France, les échelons intermédiaires entre la commune et l’Etat n’ont aucune prérogative en matière de police.

Partager