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Après des mois d’hésitations, le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a annoncé ce vendredi, lors d’une sessions publique très attendue, l’échéance des prochaines élections « générales » espagnoles. Lors d’une comparution publique, à Madrid, le dirigeant socialiste a communiqué la date du 20 novembre comme celle de l’organisation du scrutin, dont la vocation est de « favoriser les certitudes politiques et économiques ». Lors d’une conférence de presse très fortement suivie, M. Zapatero a jugé « souhaitable » qu’un nouveau gouvernement espagnol, issue des urnes, puisse orienter l’économie du pays, au 1er janvier 2012. La tenue d’élections anticipées devrait désenrayer le débat politique espagnol, nourri de méfiances entre les partis majoritaires, c’est à dire le Parti Socialiste est Ouvrier Espagnol (PSOE) et le Partido Popular (PP).

Au pays où l’âge légal de la retraite vient de passer à 67 ans, le présent, économiquement difficile, exige une certaine regénérescence, de l’avis partagé par les observateurs et une grande partie de la classe politique. Le candidat socialiste à ces élections sera l’actuel ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, tandis que le très droitier PP présentera son propre président, Mariano Rajoy. Ces élections, qui se dérouleront sous forme de législatives, devraient comporter la victoire de ce dernier, selon plusieurs sondages. Le plius récent, publié cette semaine par le Centre de Recherches Sociologiques espagnol, octroie 36% des voix au PSOE et 43,1% au PP.

Duran Lleida, candidat catalan à la « présidentielle » espagnole

La coalition nationaliste Catalane Convergence et Union (CiU), qui gouverne la Catalogne depuis le mois dernier de décembre, présentera un candidat à ces élections globales espagnoles. Il s’agit de Josep Antoni Duran i Lleida, président du parti démocrate-chrétien Union Démocratique de Catalogne, partenaire minoritaire de CiU. Ce porte-parole de la coalition au Congrès de Madrid semble sérieusement motivé par la responsabilité d’un ministère à Madrid. Sa comptabilité avec le PP, et les pressions qu’il a pu exercé en faveur de l’organisation d’élections anticipées, jouent en sa faveur. À niveau programmatique, M. Duran et Lleida elle revendique la mise en place du « concert économique » pour la Catalogne, selon le modèle existant au Pays Basque et en Navarra. Ces territoires perçoivent l’intégralité des impôts, dont ils reversent une proportion à l’État.

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