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Quelques heures après l’annonce, par le Tribunal Administratif de Montpellier, de l’invalidation de Jean-Paul Alduy comme maire de Perpignan, deux conférences de presse distinctes ont suivi cet après-midi. Détail troublant, le Café de la Poste les a accueillies toutes deux, l’une menée par Jean Codognès, dès 14h30, l’autre par Jacqueline Amiel-Donat, à 15h, le démarrage de cette dernière étant retardé par le prolongement de la première à l’extérieur, M. Codognès terminant une interview pour un influent média audiovisuel, attendu à l’intérieur. Pendant que la socialiste officielle Jacqueline Amiel-Donat, flanquée de Mmes Martine Ruiz et Nicole Gaspon, conseillères municipales, M. Jacques Cresta, secrétaire fédéral du Parti Socialiste et M. Nicolas Garcia, patron du PC catalan, se félicitait, à l’intérieur, de la victoire de la démocratie dans l’affaire en cours, la faction rivale gauche-Modem-CDC, signalée là par Jean Codognès, Katia Mingo, Clotilde Ripoull et Jordi Vera, se réunissait dehors, dans un savant évitement physique de l’équipe de Mme Amiel-Donat qui rend manifeste, à l’heure où une réconciliation de façade aurait toute sa logique, le divorce consommé au sein de l’opposition de centre-gauche perpignanaise. Peu avant que M. Codognès ne confie à La Clau « M. Alduy se raccroche aux branches », Mme Amiel Donat, au sujet du choix alduyste de recours au Conseil d’Etat pour maintenir son élection, murmurait « Alduy se trompe » à un proche.

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