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Moins d’une semaine après la visite, le 25 septembre, de plusieurs élus des Pyrénées-Orientales au camp Joffre de Rivesaltes, le président de la région Languedoc-Roussillon est annoncé sur place. Le 29 septembre, Christian Bourquin est en effet attendu sur les lieux, en compagnie du maire de la ville de Roubaix, Paul Dubois. Ce passage s’inscrit dans la préfiguration du « Musée-mémorial de Rivesaltes », site associé aux égards réservés par l’Etat aux harkis, juifs, républicains espagnols, soldats allemands ou encore Gitans. Ce camp, par lequel ont transité 80 % des familles harkies arrivées sur le continent français, soit 34.000 rapatriés d’Algérie d’origine nord-africaine, sera le théâtre d’une nouvelle cérémonie, en association avec des représentants de cette communauté. Le 27 septembre, dans un communiqué, la région Languedoc-Roussillon signalait qu’il s’agira d’une occasion de « nouer des contacts pour l’avenir du projet de Musée-mémorial qui doit voir le jour à Rivesaltes ». Cette démarche, sans budget conséquent ni volonté ferme de l’Etat, doit développer un lieu de mémoire adressé aux anciennes générations et aux nouvelles.

Le camp de Rivesaltes, boudé par le livres d’Histoire

A l’identique des camps de concentration de Saint-Cyprien, Argelès ou Perpignan, le camp de Rivesaltes peine à faire son entrée dans les livres d’Histoire. La volonté exprimée par M. Bourquin, qui tente d’occuper le terrain mémoriel et de maîtriser à son tour le thème des harkis, est de créer un « espace de référence de l’histoire de l’internement en France ». En ce sens, la région Languedoc–Roussillon a repris en décembre 2011 la maîtrise d’ouvrage de ce site, en relais de l’action menée par M. Bourquin en 1998 depuis le Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

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