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Les bouleversements suscités depuis une semaine par la mort de Georges Frêche comportent une médiatisation inédite de Christian Bourquin, son successeur assuré. Choisi dès jeudi par la majorité divers gauche du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon comme candidat à la prise de relais du mastodonte du Languedoc, le président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales peut aligner quelques chiffres. Car désormais, la cote Google correspondant à la présence de son nom sur Internet affiche près de 60.000 résultats. Sa soudaine montée en notoriété place le futur président régional sous les feux de l’analyse générale, et en particulier de la direction du Parti Socialiste. Après que sa secrétaire générale, Martine Aubry, ait promis personnellement à M. Bourquin, vendredi, vouloir « tourner la page » Frêche, c’est à dire réintégrer rapidement ses 58 anciens fidèles, un secrétaire général adjoint a donné quelques heures plus tard un avis qui fait sens. Celui-ci, Paul Alliés, conseiller régional du Languedoc-Roussillon jusqu’en 2010, a jugé « C’est le moins lié au système », en référence à Christian Bourquin. Cette petite phrase, rapportée par le portail « Vivre à Chalon », peut contenir une bonne partie des événements futurs, en vue d’une éventuelle progression de Christian Bourquin dans l’appareil socialiste. En mars dernier, Paul Alliès avait fait équipe avec Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour contrer vainement Georges Frêche aux élections régionales, dans le cadre d’une liste PS officielle. Dans la perspective de conquête de la candidature PS pour l’élection présidentielle de 2012, le soutien, déclaré en 2008, de M. Bourquin envers Mme Aubry, prend désormais un poids considérable. Celui-ci remplace désormais l’appui affiché de M. Frêche à Ségolène Royal.

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