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La Clau
Christian Bourquin devra diviser par 3 sa présence sur le terrain après son opération
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Hospitalisé depuis jeudi, avant l’ablation d’un rein prévue ce lundi, le président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, devra ralentir le rythme effréné de son action politique. Partageant avec le Nicolas Sarkozy de la première période un statut d’hyper-président, l’actuel numéro 2 du Conseil Général des Pyrénées-Orientales sera bien contraint à modifier son style de vie. Selon un proche de l’intéressé, le futur convalescent « va devoir freiner. Au lieu de le voir en trois lieux différents en une seule journée, on ne le verra sans doute à un seul endroit ». Au regard de l’attachement profond du malade aux découpages territoriaux traditionnels, les esprits malins seraient aptes à signaler que celui-ci devra ainsi réduire sa vitesse de travail de 66%. Cette révélation, répercutée dans les éditions du Journaux du Midi de ce samedi, peut signifier l’avènement d’une période « Bourquin II », moins portée sur l’ubiquité dévoreuse de kilomètres. Ces dernières semaines, l’échéance à venir des élections cantonales fournit en effet à M. Bourquin des raisons d’implication régulières en Pays Catalan, parallèlement à un rôle régional à tenir en Languedoc.

Au niveau médical, l’intervention chirurgicale subie par M. Bourquin, au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Montpellier, sera suivie de l’analyse du rein défectueux, afin de déterminer si la tumeur détectée sur celui-ci est d’origine cancéreuse. Quelle qu’elle soit, la réponse, communiquée autour du 10 mars, ne devrait comporter aucune conséquence spécifique, l’organe étant alors retiré. Christian Bourquin, âgé de 56 ans, a déjà été en proie a des calculs rénaux. Dans l’immédiat, s’il peut suivre certaines affaires courantes liées à ses deux principales casquettes, il reste privé d’interventions sur plusieurs dossiers qu’il défend personnellement. Il ne pourra ainsi assurer de sa présence une rencontre importante programmée ce lundi à Port-Vendres. Principal défenseur d’un troisième quai de commerce pour le port de la ville, il confiera à l’actuelle président du Conseil Général, Hermeline Malherbe, le soin de défendre un argumentaire technique et économique, qui prend une place importante dans les élections cantonales. Cette action, « à la rencontre des professionnels du Port de Port-Vendres », selon les précisions fournies ce vendredi par le service communication de l’institution, se déroulera aux côtés de Bernard Fourcade et Jean-Pierre Navarro, respectivement Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Languedoc-Roussillon et ancien Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, désormais pilotée par le second.

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