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Le président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales et vice-président de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, sous le « choc », a salué ce dimanche soir la mémoire de Georges Frêche, décédé en début de soirée d’une crise cardiaque, alors qu’il paraphait des documents. Se déclarant « abasourdi » et « anéanti » de la disparition de la figure politique qui l’a propulsé dans l’ensemble de ses fonctions politique, M. Bourquin a déclaré « c’est une histoire commune de 33 ans qui prend fin ». Les deux hommes se sont connus en 1977 à la mairie de Montpellier, où le jeune Christian Bourquin venait de faire son entrée en tant que technicien territorial, avant de regagner le Pays Catalan en 1989 pour y conquérir l’appareil du Parti Socialiste. La fidélité du cadet à l’aîné s’est largement démontrée au fil du temps, pour la dernière fois à l’occasion des élections régionales, en mars 2010. En effet, 58 élus PS, dont Christian Bourquin, ont écopé d’une mise en congé du parti prononcée par sa direction parisienne, en guise de punition de leur engagement à la liste menée par M. Frêche. Largement victorieuse, celle-ci a poursuivi, depuis, l’action menée auparavant sous la bannière socialiste. Le décès de Georges Frêche pourrait accélérer la réintégration des dissidents, compte tenu de l’absence du maître à penser, parti en laissant cependant un sentiment contrasté chez les socialistes catalans.

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