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Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy a la main dure contre le référendum symbolique sur l’indépendance de Catalogne, organisé dimanche 9 novembre. Il saisit le procureur général de l’État, plus haut responsable du ministère public, au sujet d’un « délit » constitué. La plainte repose sur des bases « juridiquement très solides », selon une source citée ce mardi 10 novembre par le quotidien La Vanguardia. Elle concerne Artur Mas, président du gouvernement catalan, et plusieurs membres de son gouvernement. La solution politique au conflit ne convainc pas Madrid, qui préfère la voie judiciaire. Mais le dossier ne comporte aucune surprise, car le Partido Popular (PP), présidé par M. Rajoy, évoquait même une éventuelle suspension du statut d’autonomie catalan dès janvier 2014.

La presse anglo-saxonne, alliée de la Catalogne

Le parti politique Vox, à droite du très conservateur PP, va plus loin en annonçant une plainte, transmise au Tribunal suprême, contre Mariano Rajoy. Il le juge premier responsable de la tenue d’un référendum qu’il aurait dû interdire. Cette formation dissidente du PP estime que le Premier ministre se devait, depuis plusieurs mois, de solliciter l’article 155 de la Constitution espagnole contre la « désobéissance » du chef du gouvernement catalan, Artur Mas. Mais ce dernier profite de l’écho de la presse à résonnance mondiale, en premier lieu l’agence économique américaine Bloomberg, qui titre « Le vote en Catalogne a été un succès. Maintenant, il s’agit de négocier ». Dans les heures qui précédaient l’échéance du 9 novembre, ce prescripteur d’opinion évoquait « l’immobilisme » de Mariano Rajoy. Le Financial Times cite un « problème politique qui exige une solution politique » et le Los Angeles Times lance « laissez voter les Catalans ». La BBC, le The New York Times et The Guardian participent au processus.

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