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La Clau
Cantonales 2011: ces conseillers généraux qui ne se représentent pas
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A trois mois des élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, la mise en place des candidatures se précise dans les 5 cantons renouvelables des Pyrénées-Orientales, qui en contiennent 31. Toutefois, plusieurs personnalités sortantes ont décidé de ne pas de représenter, sans pour autant devoir obéir à une quelconque limite d’âge. A Perpignan, l’actuel conseiller général UMP Serge Fa, élu du canton 9 qui englobe une partie du quartier du Vernet, a choisi de jeter l’éponge, tout comme Henri Carbonell, conseiller général du canton 2, qui correspond au quartier Saint-Jacques. Sur la liste des hommes sur le départ figure aussi Jean Codognès, qui ne se représentera pas sur son canton, le numéro 1, correspondant au quartier du Haut-Vernet, pas plus que sur un autre. Entre l’ennui d’une fonction de conseiller général divers gauche, exclu du PS en 2008 pour avoir monté une liste municipale concurrente de l’officielle, et son appartenance, depuis 2009, à Europe Ecologie Les Verts, l’avocat de 57 ans préfère désormais se consacrer à la formation interne au sein de son nouveau parti, dont il est élu du conseil fédéral. M. Codognès se changera cependant de l’organisation des élections de mars sur l’ensemble des cantons remis en jeu en Pays Catalan.

Mais un autre élu, resté sans étiquette, annonce désormais son départ de l’Assemblée départementale. Il s’agit du maire des Angles, Christian Blanc, conseiller général du canton de Mont-Louis, qui souhaite éviter toute dispersion personnelle et s’assurer d’une présence plus forte auprès de sa famille. Entre les raisons personnelles et les changements à venir dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, en 2014, c’est ainsi une nouvelle pratique de la fonction politique qui s’introduit. L’évolution vers la tendance européenne, qui offre un turn-over politique plus rapide que la tradition française, fournit un argument, un brin court. Surtout, dans 3 ans seulement, l’autonomie de décision des Pyrénées-Orientales se fondra dans un Conseil Régional du Languedoc-Roussillon remanié, gouverné par des « conseillers territoriaux », le tout signifiant un dépassement de l’Assemblée départementale. Ce bouleversement institutionnel rend bien relatif le scrutin cantonal à venir, tout en renforçant au passage la pertinence territoriale des intercommunalités.

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