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Mardi 22 septembre, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a été saisi par la presse espagnole de la bouillante question catalane. Il semblait avoir affirmé, selon la traduction de ses propos diffusée sur le site officiel de la Commission et abondamment répercutées en Espagne, qu’un parlement autonome n’est pas en mesure de déclarer l’indépendance concernant une partie d’un Etat souverain. Mais ce mercredi 23 septembre, la Commission européenne a retiré cette déclaration de son site, en estimant qu’elle contient une erreur imputable à l’«erreur» de l’un de ses fonctionnaires. Seule la version originale, en anglais, est désormais validée. Le président y souligne «il n’appartient pas à la Commission d’exprimer son opinion sur des questions d’organisation interne liées aux dispositions constitutionnelles d’un Etat membre en particulier». L’éventuelle souveraineté catalane semble devoir être davantage crainte par l’Espagne que par l’Union européenne. La version espagnole, colportée par le Parti Popular, au pouvoir à Madrid, semble avoir subi quelques modifications de taille.

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