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L’élimination du projet de Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier, annoncée le 18 juin à Paris par la Commission Mobilité 21, provoque une nouvelle secousse politique, entre Montpellier et Barcelone. En effet, dans la soirée de lundi 8 juillet a été rendu public le contenu d’un courrier commun du président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, et du président du gouvernement catalan, Artur Mas. Dans cette missive adressée au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la ligne reléguée après 2030 est fortement exigée. Les cosignataires exhortent le chef du gouvernement à « réévaluer l’intérêt prioritaire » du tronçon, lié à de forts débouchés économiques et à un désenclavement géographique majeur.

Si la France dit non, les fonds structurels européens seront perdus

Face à une situation qui les « préoccupe énormément », les deux présidents affirment que le report du projet, vers lequel la Commission européenne peut faire abonder de « fonds structurels (…) dès 2014 », « remettrait notamment en cause les engagements pris par la France et l’Espagne » au sujet de la liaison Catalogne-France. Dans cette union sacrée, indépendamment d’une appartenance socialiste pour le premier et de centre-droit pour les second, les deux décideurs invitent l’Etat français à « réévaluer l’intérêt prioritaire, pour nos deux régions et nos deux pays, de réaliser (…) le tronçon de 130 km qui assurerait l’interconnexion indispensable entre Barcelone et Montpellier et au-delà jusqu’à Paris ». Mais le premier ministre, qui déclarait dès le 27 juin « je partage le diagnostic de la commission Mobilité 21 » dans un entretien publié par le magazine L’Usine Nouvelle, a officiellement confirmé cette position, ce 9 juillet.

Christian Bourquin : « une seule date, celle de 2017 »

A l’annonce de Jean-Marc Ayrault, Christian Bourquin a déclaré par communiqué percevoir « Du positif à confirmer ». Le président de la Région Languedoc-Roussillon a évoqué des déclarations « positives au regard du projet de Ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan mais qui restent à confirmer ». En effet, le premier ministre, qui « n’a évoqué qu’une seule date, celle de 2017 », garantit la poursuite des études de l’ensemble des projets de Lignes à Grande Vitesse. M. Bourquin s’est félicité que le calendrier de la ligne soit « préservé » et assorti de cette poursuite, comme celle de l’enquête publique « jusqu’en 2016-2017 ». Dans son rapport, le successeur de Georges Frêche a précisé que chaque projet sera « évalué tous les cinq ans » et qu’une instance de suivi, notamment chargée des financements, sera installée.

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