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Le désormais poids lourd du Parti Socialiste Français en Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, actuellement non encarté, a appuyé de sa présence le grand meeting de fin de campagne du candidat José Montilla, ce jeudi soir à Barcelone. Dans un palau Sant Jordi bondé, le prétendant à sa propre succession à la présidence du gouvernement de Catalogne a salué la présence de « ses amis français de Catalogne Nord », dont M. Bourquin, Président de la région Languedoc Roussillon, accompagné d’Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, et de Marcel Mateu, conseiller général, et conseiller régional, délégué aux cultures et langues catalane et occitane. Dans une ferveur à toute épreuve malgré des sondages défavorables, la grand-messe du Parti Socialiste de Catalogne (PSC) a comporté la présence de José Luis Rodríguez Zapatero, très en verve, qui a souhaité couper court aux volontés d’autonomie élargie manifestées par le candidat d’en face, Artur Mas.

La représentation du socialisme des Pays Catalans était complétée par un bus complet mobilisé au départ de Perpignan par la fédération du PS des Pyrénées-Orientales, et par la présence du président du gouvernement andorran, Jaume Bartumeu. Ce vendredi, à Perpignan, les représentants nord-catalans avouaient avoir apprécié la déclinaison du bilan socialiste du Sud, exprimée par M. Montilla, que ce dernier a résumée par l’embauche de « cinq professeurs, trois policiers et deux médecins par jour », au crédit des deux mandats du PSC, au pouvoir depuis 2003 en Catalogne du Sud. Ils ont également apprécié que « leur » candidat au Sud ait décrit la coalition de centre droit Convergence et Union, menée par M. Mas, comme « peu fiable, qui tangue tantôt du côté du Parti Popular, c’est à dire la droite nationale espagnole, tantôt du côté de la Gauche Républicaine de Catalogne, c’est à dire l’extrême gauche indépendantiste », alors que le PSC se veut « ni indépendantiste, ni de droite ».

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