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Le volet régional du discours de politique générale prononcé ce mardi 8 avril par le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, a déplu fortement au président de la Région Languedoc-Roussillon. Cette partie de l’intervention approuvée par 306 députés, pour 239 voix contre et six abstentions, fait dire à Christian Bourquin que la question « fondamentale » des Régions « mérite d’être travaillée beaucoup plus sérieusement, pas depuis une tribune ». Enervé, l’ancien président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, qui s’exprime par communiqué, juge qu’il serait « irresponsable de porter une estocade » aux Régions, promises à fusionner au 1er janvier 2017, et aux départements, voués à disparaître en 2021.

Concertation ou application par l’Etat

Selon le projet de réforme du mille-feuille territorial français, schéma unique en Europe et devenu pesant sous l’effet de la crise, en l’absence de propositions émanant des Régions elles-mêmes, après les « élections départementales et régionales de mars 2015, le gouvernement proposera par la loi une nouvelle carte des régions ». Ces mots prononcés par le chef de l’exécutif irritent Christian Bourquin, pour lequel les collectivités citées « remplissent au quotidien des missions de service public » et répondent aux « attentes des Français en matière de proximité ». Dans l’attente de « redécoupages » qui interviendront en concertation ou par décision de l’Etat, le disciple de Georges Frêche avertit : « ce genre de velléités fera pschitt en Languedoc-Roussillon ». D’après plusieurs hypothèses chuchotées dans les cabinets, une fusion du Languedoc-Roussillon, dont la masse critique et le PIB restent faibles, avec la Région Midi-Pyrénées, tient la corde. Il pourrait également s’agir d’un éclatement, illustré par des rattachements départementaux aux pôle toulousain et marseillais. Sur cette question, le sénateur UMP des Pyrénées-Orientales, François Calvet, s’est prononcé pour Toulouse, dès le 17 janvier.

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